
Le décollement de la rétine est dû à la présence d’une petite poche de liquide située sous celle-ci, ce qui entraîne une perte immédiate de la vue dans la zone décollée. Il survient sur un seul œil, mais le risque d’atteinte de l’autre œil est de 10 % dans un délai généralement inférieur à trois ans.
Mais, pourquoi cette anecdote, qui aurait dû figurer depuis longtemps dans la série des hasards, ne va-t-elle vous distraire qu’aujourd’hui ?
Cet événement a pris forme en 2024. Danièle avait un rendez-vous chez notre ophtalmologiste pour une visite. Un contretemps a fait qu’il lui était impossible de se rendre chez le praticien. J’ai saisi l’occasion pour me substituer à elle et prendre sa place. Étant donné mon manque de sérieux, je remettais toujours à plus tard la rencontre avec cet homme dans le cadre des examens de routine qui nous sont recommandés : un contrôle annuel afin de vérifier le bon fonctionnement de nos yeux.
J’étais loin de me douter du bouleversement que cette initiative allait engendrer.
Comme à l’habitude, les premiers examens se sont déroulés tout à fait normalement. Rien, dans l’attitude des praticiennes, ne laissait deviner ce qu’elles voyaient. Elles ont vraisemblablement respecté les consignes de déontologie en taisant ce qu’elles ne pouvaient pourtant pas ne pas remarquer : l’état de mon œil gauche.
Voilà pourquoi je suis aujourd’hui devant le clavier à relater ce hasard qui, pour une fois, a été bien plus qu’un divertissement. Cette coïncidence, Dieu soit loué, a permis au médecin chargé de me recevoir pour une simple visite de routine de m’abasourdir en prononçant cette phrase, après avoir consulté son écran d’ordinateur, à peine son bonjour échangé :
— Monsieur, j’avertis un chirurgien. Vous ne pouvez pas rentrer chez vous, il vous faut être opéré d’urgence vu l’état de votre œil !
À ma grande surprise, j’ai eu l’impression de me retrouver comme un passager assis à côté du chauffeur lors d’un barrage de contrôle d’alcoolémie, et que ces messieurs de la police voulaient me faire souffler dans l’éthylotest alors que je ne demandais rien et ne comprenais rien à ce qui m’arrivait.
Mon a vis a vis faisant fi de ma présence il téléphone en attendant que le contact soit établi avec son interlocuteur il me donne une explication mon avis n’ayant guère d’importance face à l’urgence, il téléphone. En attendant que le contact soit établi avec son interlocuteur, il me donne une explication :
— J’appelle un ami chirurgien afin qu’il vous opère ce soir.
Ce monsieur lui a répondu qu’il ne pouvait satisfaire à sa requête, du fait qu’il était en vacances.
Sans coup férir, il poursuit son initiative et prend contact avec un VSL (véhicule sanitaire léger) afin qu’il me conduise aux urgences de l’hôpital sans délai.
Dans le quart d’heure qui a suivi, le véhicule est arrivé pour me conduire au CHU.
Je suis arrivé dans le service spécialisé où j’étais attendu. À la suite du résultat du nouveau diagnostic, les praticiens ont convenu qu’ils allaient faire le nécessaire pour stabiliser mon état afin de pratiquer l’intervention décisive le lendemain matin.
Ils ont alors programmé tout ce qui devait être fait pour assurer le bon déroulement de cette future opération.
Pour finir, comment pourrais-je ne pas remercier le hasard ? Encore une fois, cet accompagnateur s’est imposé comme l’instigateur de ma félicité.
Et surtout, il a permis de contrecarrer les dégâts causés par un décollement de rétine qui semblait imminent.
on parlait de hasard récemment… il y en a des bons !
c est heureux !!
un grand coucou de l ile d yeu ou je regarde cette mer et qui monte et qui descend et ce n est ni un hasard ni par hasard !!!!