19 juillet 2026

COMMENT CES CHOSES-LÀ SONT-ELLES DITES ?

MARIE, 22 mars 1897, et RAOUL, 5 février 1884. S’il en est des témoins, ce sont bien eux.

Ce matin, je m’efface en tant que palabreur pour laisser place à cette prose qui m’a amusé et qui est tombée au bon moment, mon article du dimanche matin en préparation n’étant pas terminé. Merci, François ! Ton envoi est arrivé à point nommé. À vous d’en profiter.

Nés entre 1927 et 1960, nous sommes les derniers dinosaures. Allez, on fait un petit tour dans le passé avec ces expressions que plus personne (ou presque) n’utilise. Et vous ?

– Ma grand-mère disait : « V’là-t’y pas ! »

– T’es fagoté comme un as de pique.

-Tu risques de te casser la margoulette !

-Ne te monte pas le bourrichon !

T’es pas en sucre !

-On ne va pas attendre jusqu’à la Saint-Glinglin, quand même ?

-Il n’y a pas le feu au lac !

-C’est kif-kif bourricot !

-Je vais aller faire les commissions.

-Ça ne tombera pas plus bas ! (quand c’est à terre)

-Il n’y a pas de petites économies.

-On n’est pas sortis de l’auberge.

-N’en fais pas tout un fromage !

-Regarder une page de réclame.

-Ne mets pas la charrue avant les bœufs.

-Il a pris la poudre d’escampette.

-Il est beurré comme un Petit Lu !

-Elle a vu le loup !

-Faire une tête de six pieds de long.

-On n’est pas aux pièces.

-Ça ne fait pas un pli.

-Tu files un mauvais coton.

-Brûler la chandelle par les deux bouts.

-Je t’ai payé rubis sur l’ongle.

-À la bonne franquette.

-Parlons peu, mais parlons bien.

-Faut pas pousser mémé dans les orties.

-Ça fait ni une ni deux.*

-Péter plus haut que son cul.*

-Pas la peine de chercher midi à 14h.

-Il a une descente que j’aimerais pas remonter à vélo.

— Grand-père, comment viviez-vous autrefois sans aucune technologie ?


Pas d’avions.
Pas d’Internet.
Pas d’ordinateurs.
Pas de téléviseurs.
Pas de téléphone portable.

Grand-père a répondu :


— Tout comme votre génération vit aujourd’hui :


pas de compassion.
Pas d’honneur.
Pas de respect.
Pas de honte.
Pas de modestie.

Nous, les gens nés entre 1935 et 1960, sommes les bienheureux. Notre vie en est une preuve vivante.


En jouant et en faisant du vélo, nous n’avons jamais porté de casque.


Après l’école, nous avons joué jusqu’au crépuscule, nous n’avons jamais regardé la télé. (y en avait pas, pardi).


Nous avons joué avec de vrais amis, pas des amis sur internet ou Facebook.


Nous ne sommes jamais tombés malades en buvant dans le même verre avec nos amis.


Nous n’avons jamais pris de poids en mangeant des assiettes de pâtes tous les jours, avec ou sans gluten ; on ne savait pas ce que c’était, d’abord.


Rien n’est arrivé à nos pieds malgré l’errance pieds nus.


Nous n’avons jamais utilisé de compléments alimentaires pour rester en bonne santé.


Nous avions l’habitude de créer nos propres jouets et de jouer avec ceux-ci.


Nos parents n’étaient pas riches. Ils nous ont donné l’amour… pas le matériel.


Nous n’avons jamais eu de téléphone portable, de DVD, de console de jeux, de jeux vidéo, d’ordinateurs personnels, d’Internet, de tchat, mais nous avions de vrais amis.

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