5 juillet 2026

BONNE CONSCIENCE.

Le cher

Comme je crois vous en avoir déjà entretenu, j’en suis arrivé au moment où je me demande quel sujet je vais pouvoir transcrire afin de ne pas manquer mon rendez-vous du dimanche matin. C’était encore le cas cette semaine.

Le hasard en a voulu autrement en me donnant une occasion de palabrer. Ce vendredi matin, en arrosant mon petit carré de verdure, je réfléchissais, en tant que bon citoyen, à ma façon d’agir. Celle-ci n’avait rien d’un comportement qui ferait de moi un fervent républicain respectueux des lois, sans le boniment narré et édité le 2 juillet 2022, « Histoire d’eau », aujourd’hui, je pensais ne pas vous tenir compagnie.

Je ne devrais pas être fier de mon comportement de dévoyé qui, pour satisfaire son plaisir, ne respecte pas la législation nous régissant en ces temps de canicule.

Il est demandé de ne pas arroser les pelouses. En revanche, les parterres fleuris y ont droit ! L’arroseur que je suis déroge donc à la loi en laissant traîner son tuyau d’arrosage dans la zone interdite.

Cela dit, après mon absolution, arrivons à ma disculpation, d’où le titre de l’article : « Bonne conscience ».

Je ne suis pas météorologue, mais j’écoute les hommes de l’art qui nous serinent, avec malheureusement beaucoup de certitude, qu’un réchauffement climatique est inéluctable. Cette métamorphose bouleversera la géographie de notre planète.

La fonte des glaciers fera monter le niveau des océans qui, par l’élévation des eaux, fera disparaître bon nombre d’îles et d’atolls, modifiera les rivages et engloutira des plages…

N’oublions pas tous les fleuves qui déversent, eux aussi, des millions de litres d’eau dans ces mêmes océans, de là est né mon raisonnement.

Je reviens à ma prétention de citadin qui, pour justifier ce qui demeure malgré tout une infraction, m’a incité à agir. Grâce à mon initiative et à ma participation en tant que dévoyé, je ralentis ces inondations qui vont provoquer des catastrophes et déséquilibrer à tout jamais des écosystèmes.

L’eau que je retiens provient du lit du Cher. Tant que cet affluent coulera et déversera son eau dans la Loire, laquelle se chargera ensuite de l’acheminer vers l’océan, je me satisferai, sans repentance, de ma posture de « RÉGULATEUR ».

La Loire à Saint-Nazaire

1 Comment

  • « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !! » Cette célèbre loi de Lavoisier sur la thermodynamique, si elle régit sans faille notamment les états de l’Eau, peut peut-être également s’appliquer à ta bonne Con-science ?? FR

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