19 septembre 2026

105 ANS !

Chemillé-sur-Dême

Je profite de cet événement pour ajouter une histoire. Comme je vous l’ai laissé entendre, j’ai parfois peur de me retrouver sans motif pour continuer la narration de mes histoires.

Bien que sans fait exceptionnel, cet après-midi du 18 septembre 2026 restera dans ma mémoire.

Pour commencer, il ne m’arrivera certainement pas souvent d’assister à l’office funéraire d’une vieille dame âgée de 105 ans, l’ex-doyenne de Chemillé-sur-Dême.

Comme vous le savez, ce village n’est pas n’importe quel village : c’est le mien !

La cérémonie s’est déroulée par un temps on ne peut plus parfait. Le soleil nous a tenu compagnie tout au long de ce petit moment de recueillement.

LA NEF CENTRALE

Pour ce qui est de la cérémonie religieuse, je ne peux que me complaire dans ce lieu. Ce cadre est le témoin de tous les événements qui ont ponctué la majorité des sacrements religieux pendant trois générations : les baptêmes, les communions, les mariages et les enterrements.

Une brève escapade pour notre mariage.

Alors que la célébration de celui-ci aurait dû se faire, selon les us et coutumes, dans la commune de la future mariée, il n’en fut rien pour nous. Ce sont le curé et le maire qui nous ont mariés.

N’est-il pas vrai que, dans mes veines, l’eau de la Dême circule de la plus belle des manières ?

Les instants cérémonieux une fois accomplis à l’intérieur du lieu sacré, l’assistance s’est retrouvée sur le parvis de notre église.

Ma surprise a été d’autant plus grande que je ne m’attendais pas à rencontrer autant de personnes venues accompagner cette centenaire.

Que du bonheur pour moi !

J’ai retrouvé bon nombre de figures, certaines que je n’avais jamais revues depuis soixante ans. Et, plus que de simples souvenirs, ce furent de véritables retrouvailles.

Entre autres, mon conseil de révision, une histoire déjà parue sous le titre MON ÉPOPÉE MILITAIRE, le 26 août 2023.

Je joins ces photos à destination de l’un des buveurs. La dernière fois que nous nous étions vus, c’était justement à l’occasion de cette débauche.

Sachez que je lui envoie cette histoire.

Une autre histoire est venue égayer le trio formé par Marie-Claire, Monique et votre serviteur.

Nous y allions verbalement de je ne sais plus quoi, quand soudain s’est dirigé vers nous un homme au physique bien connu de nous trois.

Nous sommes restés interloqués.

Ce quidam était le sosie parfait de l’ancien mari de Marie-Claire, décédé il y a très peu de temps.

Celle-ci n’a pu se retenir de dire :

— Mais c’est Fernand qui revient !

Tous les trois, nous étions babas, complètement stupéfaits devant une telle ressemblance.

Voilà un sujet de conversation tout trouvé, et des plus amusants !

Ce personnage « ressuscité » est justement le mentor qui m’a conseillé dans mon histoire d’assemblage.

Je vais arrêter cette histoire, car le nombre de personnes que je n’avais pas revues depuis mes 20 ans m’a ramené plus de soixante ans en arrière, pour mon plus grand bonheur.

J’aurais pourtant dû commencer par évoquer ce dont je me rappelle de Marcelle, notre centenaire.

Une amie de maman, femme du boucher, elle servait à la boucherie. Nous la connaissions en tant que telle.

Il me reste en souvenir les ordres donnés par maman lorsqu’elle nous chargeait de nous rendre à la boucherie :

— Tu ramèneras un certain nombre de biftecks pour un certain prix.

Un prix était donné, mais il n’était pas question de poids.

Il n’était surtout pas question de dire :

— Il y en a un peu plus, je vous le laisse !

Le mari était un personnage de forte personnalité, marchand de vaches. Chez nous, nous ne parlions pas de marchands de bestiaux.

Un souvenir m’avait particulièrement marqué : il avait acheté une Citroën DS19.

Si je me rappelle bien, elle était vert clair.

Les gens du village en parlaient en la nommant « le crocodile ».

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