4 avril 2026

BREVET 3

Il est des impondérables perceptibles dans mon histoire BREVET 2. Pour précision, les deux dernières photos sont incongrues, leur présence se devait de paraître aujourd’hui ; c’est pourquoi elles réapparaissent de nouveau. Passons sur cette bévue et tentons une mise au point, en espérant être suffisamment clair.

Je ne peux que me louer des résultats positifs inhérents à mes attentes dans cette réalisation. Comme il me faut présenter des documents dignes dans le dossier qui parviendrait dans les instances qui ont, après leurs travaux de recherche, le pouvoir d’enregistrer les innovations.

Dès lors, une nouvelle énigme : il me fallait trouver un bureau d’études pour la réalisation des plans conformes à la demande administrative de cette institution (la demande d’un brevet) si, manuellement, la construction de l’invention ne m’a pas posé de problèmes ; pour ce qui est des plans ?

J’avais bien pratiqué le dessin industriel, autrefois, au centre d’apprentissage, comme futur ajusteur, mais je ne me sentais pas capable d’exécuter ce travail (je pense à papa qui, lui, le petit berger, a dessiné les plans de sa maison, histoire relatée dans RAOUL ET PAULETTE DUHARD II).

Que croyez-vous qu’il advint ? Hé oui ! Le hasard, encore lui.

Encore une fois, la chance m’a souri. Dans une discussion avec Bénédicte, je lui relatais ma situation, à savoir : ma recherche d’un technicien pour l’exécution des plans, quand elle me suggère une réponse inattendue :

— Mais papa, pourquoi tu ne demandes pas à Thibault ?

Que diable, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Ce gamin, je l’ai gâté on ne peut plus. J’ai fait pour lui, entre autres, ces deux objets et bien plus encore, etc.

Avec ma suffisance proverbiale, il était impossible d’avoir une déconvenue. Quand il va lire ce passage, il pourra me répondre…

Aujourd’hui, ce jeune homme travaille dans une usine métallurgique comme dessinateur industriel, ce qui me convenait. Sans attendre, j’ai pris contact avec l’homme qu’il est devenu.

— Allô ! Thibault, je pense que tu me reconnais à la voix, je l’espère ? « Le présomptueux. » Souviens-toi de tout ce que j’ai fait pour toi, le moment est venu de me « remercier ».

Mon explication a suivi cette entrée en matière. Comme réponse, il m’a énuméré, pour mon plus grand plaisir, tous mes bienfaits en son encontre, ce pourquoi il ne pouvait rien me refuser.

Le résultat de son travail dépassa largement mes espérances. Je ne peux que me féliciter de ces résultats, en parfaite adéquation avec mes attentes.

Ce travail terminé, il me fallait le transmettre à la personne recommandée par l’héroïne du premier article relatant mon brevet.

Nous ne nous sommes pas compris tout de suite ; notre premier entretien a commencé par un abord catégorique :

— Mais, monsieur, vous n’avez rien inventé, les tenons et les mortaises, c’est vieux comme le monde.

— Holà ! Holà ! Je vais vous expliquer le pourquoi de votre présence en vous démontrant les possibilités de l’invention.

À la suite de mon explication, avec une démonstration visuelle, elle a conclu avec ces paroles :

— Vous n’en parlez plus, pas de photos aujourd’hui ; à partir de ce moment, je m’en occupe.

Pour conclure momentanément mon épopée, je n’avais pas attendu l’avis de cette conseillère. J’avais fait enregistrer auparavant à l’Institut National de la Propriété Industrielle, suite à la réception du compte-rendu positif reçu précédemment (BREVET 2).

Voilà où j’en suis ; pour la suite, je reviendrai vers vous afin de satisfaire mon égo.

2 Comments

  • Reçois, Yves, toutes mes sinceres félicitations pour ton si.bel ouvrage, pour ta pure création unique.
    Est ce pour l’une de tes petites filles , par exemple
    pour Ambre à Paris ?!

    maintenant, pourrais tu.me dire, d’ou provienne tes images peintes que tu nous proposent chaque Dimanche.
    elles sont si belles.
    est ce un.membre de ta famille ou une banque de données ?! (excuses moi)
    celle pour Paques est exquise !

    Belle et heueux Dimanche de Paques

  • Une Grenouille vit un boeuf
    Qui lui sembla de belle taille.
    Elle qui n’était pas grosse en tout comme un œuf
    Envieuse s’étend, et s’enfle, et se travaille
    Pour égaler l’animal en grosseur,
    Disant : Regardez bien, ma soeur ;
    Est-ce assez ? dites-moi ; n’y suis-je point encore ?
    – Nenni. – M’y voici donc ? – Point du tout. – M’y voilà ?
    – Vous n’en approchez point. La chétive pécore
    S’enfla si bien qu’elle creva.
    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
    Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs,
    Tout petit Prince a des Ambassadeurs,
    Tout Marquis veut avoir des Pages.

    Jean de La Fontaine

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