Ne soyez pas surpris de ce détour dans mon parcours. Comme il me faut trouver matière pour entretenir nos relations, il est des occasions qui s’interposent en donnant des priorités de spontanéité aux événements d’actualité.
La raison de ce retard de parution, ce lundi plutôt que dimanche, c’est simplement que j’attendais la fin de la campagne électorale.
Ma stupéfaction d’administré : une initiative du Parlement européen qui oblige à des aménagements sécuritaires afin de préserver les piétons dans leurs déplacements urbains. Les anciens passages cloutés, désormais appelés « passages pour piétons », sont illustrés par les photos ci-jointes, qui montrent la matérialisation de ces initiatives.



Voyez ces plots, ce sont eux qui ont provoqué mon indignation.
Mon courroux d’imposé porte sur la dépense engendrée par leur remplacement. En effet, en trois semaines, ils ont subi de nombreuses détériorations, causées par des automobilistes, volontairement ou non.
Ce matin du 16 juin 2026, je remarque une voiture garée sur un de ces emplacements, le plot écrasé entre ses roues. Arrivé à la hauteur de l’auto, les logos de la communauté de communes m’avisent de son appartenance. Le chauffeur du véhicule, peu pressé, était en conversation. J’ai attendu qu’il termine pour l’interpeller, lui demandant combien coûtait le remplacement des objets détériorés, sachant qu’en une semaine quatre de ces trucs ont été remplacés, faisons fi de l’état des rescapés.
Sans réticence, il m’a informé d’un prix de remplacement : 270 euros. J’ai fait un calcul rapide, l’addition était énorme, et encore, je n’avais pas tout compté.
Je lui ai fait part de mon étonnement face à une telle aberration. Comment des préposés qui se doivent de gérer peuvent-ils en arriver là ?
Gérer, n’est-il pas de prévoir ?
Mon vis-à-vis s’est efforcé de me convaincre en m’expliquant les raisons, dans un discours peut-être vraisemblable ou pas, mais pour moi, qui ne répond pas à la véritable question : comment peut-on se contenter de constater sans anticiper ?
Ou alors, nationalisons les usines produisant ces plots, au moins, nous n’engraisserions pas des sociétés privées. Les bénéfices reviendraient à la collectivité, une aubaine pour éponger notre dette.
Comment être responsable et tolérer une telle situation, en procédant naïvement à des remplacements répétés, sachant par expérience le sort qui sera réservé à ces installations dans les jours qui vont suivre leur mise en place ?
Faire confiance à ces personnages dépasse mon entendement.
Malgré ton anticipation de « juin 2026 !! », je ne suis pas persuadé que ce critère d’urgence et de priorité soit ici bien fondé, mais force est de constater que dans nos villes il y aura bientôt marquées au sol, plus de zones blanches ou zébrées, que les grises de l’asphalte propres à la circulation des sacrées bagnoles et autres 2 roues.
Ton courroux provient ici de l’application des nouvelles directives de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) et plus particulièrement de l’article L118-5-1 du Code de la Voierie Routière, donnant obligations aux Municipalité (avant décembre 2026 !) de prévoir une suppression du stationnement motorisé 5 mètres en amont de tout « Passage Piéton », afin de créer une zone de visibilité salutaire à la sécurité de son abord.
Entre zones végétalisées, potelets scellés, réserve stationnement vélos, alignement de bornes ou massif béton, zébras ou zones peintes au sol, plusieurs variantes sont suggérées, afin de satisfaire au mieux les degrés de dissuasion locaux et les tendances artistiques municipales .
Quant à ton idée de faire fabriquer localement ces fameux plots dissuasifs « consommables » par des Unités de Production Nationalisées, (pourquoi pas avec « Pôle Emploi » comme DRH ??) plutôt que les acheter à des Chinois ou des Indiens, hors les Arsenaux pour cause de secrets de Polichinelle que l’on imagine, compte tenu des expériences précédentes remontant bien au-delà de la RNUR, je ne suis pas et avec bien d’autres, persuadé des compétences étatiques concernant le critère de rentabilité de ses productions réservées, en objectif combien louable d’éponger nos abyssales dettes !!
En final je n’ai pas identifiés qui étaient « ces personnages » aussi peu dignes de ta confiance : les instances de l’Etat à l’origine de la loi LOM, la Municipalité qui avait choisi ce mode dissuasif, mais coûteux d’interdiction de stationnement, ou les sauvages contrevenants qui vandalisaient le matériel urbain, soit pour affirmer leur Jean-foutre les nuits de liesse alcoolique ou tout bonnement parvenir à garer leur caisse ?? FR