ENCORE UN ADAGE : Comment faire simple quand on peut faire compliqué ?
Sans polémique, une discordance fructueuse entre deux protagonistes forts dans leurs convictions.
Les deux assemblages : Le 1, ma conception ; le 2, ta suggestion :


Merci François, encore une fois, tu me fournis matière à réflexion, moi qui suis à court de souvenirs pouvant être relatés ; une aubaine cette semaine. Avec ton autorisation, je vais joindre ton rapport à ce message qui, grâce à ta sagacité, peut prendre forme.
Salut Yves, Je viens de rencontrer, pour la première fois depuis fort longtemps, mon vieux copain Serge, patron depuis une cinquantaine d’années d’une entreprise de menuiserie industrielle à Périgueux, spécialisée surtout dans les huisseries bois.
Par curiosité, je l’ai branché sur ton brevet d’assemblage triédrique par tenon/mortaise, bloqué par chevillage (broche ou tourillon) de bois rond ou cannelé, traversant. Malgré ses deux petites vis d’immobilisation, il lui reproche, pour être efficace, un manque de contrainte dans son blocage axial, qui risque en particulier de s’aggraver au fil du temps, du fait de la dessiccation des composants en bois.
Le poussant dans ses retranchements, je lui ai demandé SA solution préconisée dans un tel cas pour respecter les Règles de l’Art, et à toutes fins utiles, je t’en joins un croquis en PJ.
Par contre, il ne reconnaît pas le caractère de brevetabilité qui, pour lui, doit apporter (avec NOUVEAUTÉ et APPLICATION INDUSTRIELLE) le critère bien spécifique d’INVENTIVITÉ, sachant que la combinaison ou l’association de diverses techniques connues par une personne expérimentée du métier n’est pas recevable et peut être opposée sans problème en cas de différend juridique.
Exemple typique de base INPI : « Le crayon-gomme (crayon comportant une gomme à l’extrémité opposée à la mine), au départ avec NOUVEAUTÉ et RÉALISABLE, peut sembler INVENTIF, mais n’est pas brevetable par principe, car il associe sur le même objet la mine et la gomme, deux dispositifs déjà bien connus de tous. »
Dans l’attente de ton immanquable réaction, bien cordialement.
François
Il me faut bien répondre à ton exposé qui, pour moi, est bien trop complexe. Comme tu le sais, cet assemblage n’a pas été créé sur une planche à dessin en se torturant les méninges. Cette réalisation est le fruit, que l’on veuille ou non le percevoir, d’une image instantanée, sans autre recherche que celle de trouver un système, etc.
Rappelez-vous : « L’histoire d’un BREVET », parue le 14 mars 2026.
En espérant pouvoir continuer cette saga…
Je vous promets de vous tenir informés, quoi qu’il en soit de mon aventure…
passionnant !
sur l aventure du brevet.. et de son génial inventeur !
on pourrait aller plus loin sur ce beau thème de l inventivité
il y a de nombreuses pistes à explorer !
bon dimanche
Pour compléter la bonne information de tes fidèles lecteurs, je me permets de joindre ici contenu du dernier message échangé entre nous la veille de sa publication :
» Salut Yves, pas de problème l’ami pour disposer de mes élucubrations concernant les déclinaisons possibles autour de l’objet de ton Brevet. Loin du caractère chimérique et enthousiaste de ta “ découverte“, mon approche est sans doute en effet plus pragmatique et industrielle, sans pour autant me faire grande illusion sur la valeur juridique de cette Propriété Industrielle.
Quoi qu’il en soit, pour toi baignant encore dans l’Espérance chimérique, la Vérité pécuniaire d’exploitation, qui sait fera peut-être jour dans un éventuel Avenir !!
Par ailleurs il faut savoir qu’au sein de la Confrérie des Compagnons du Devoir, selon qu’on avait à faire à des « Gavots » ou des « Dévorants », sur un même ouvrage il pouvait y avoir plusieurs écoles . L’exemple le plus classique était dans l’aboutage des parcloses, tasseaux ou baguettes profilées, les uns réalisaient le joint perpendiculaire à l’axe, les autres avec une inclinaison de 45°. En voyant un de leur ouvrage, l’initié savait ainsi qui l’avait réalisé. Chacun des deux partis, preuves à l’appui était persuadé de détenir la Vérité et lorsqu’ils avaient un peu forcé sur la chopine, pouvaient s’en suivre des saignantes bagarres à coup de cannes et même de bisaiguë ou de doloire !
Sous les auspices de Maître Jacques ou Frère Soubise, nous n’en sommes pas encore pour autant parvenu à cette extrémité … Bien cordialement à toi Compagnon ! François «