27 décembre 2025

LE MYSTIFICATEUR.

TOUS MES VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNÉE !

Je vous offre ce calendrier, un grand-père qui déborde de fierté !!

Encore une fois, je vais pouvoir vous tenir compagnie en essayant de vous distraire avec ma visite hebdomadaire, mais j’ai bien peur de ne plus avoir de souvenirs sortant de l’ordinaire qui vaillent d’être étalés.

Comme je ne peux pas inventer, il me faut bien me résigner, mais sachez que, dans la mesure d’un fait nouveau ou d’une résurgence dans le fatras de mon cerveau, je ne manquerai pas de revenir à la charge.

Pour la deux cent douzième de ces histoires, bien qu’elle ne soit pas des plus intrigantes, mes détracteurs sauront bien me le faire savoir ; fi de leurs commentaires, je persiste dans mon babillage.Et que celle-ci mérite de paraître dans la série MES HASARDS.

Ceci dit, en 1979, dans le cahot de ma carrière, suite aux intrigues de la comptabilité, notre société a déposé le bilan, ce qui a eu comme conséquence une période où j’ai pointé au chômage pendant six mois.

Il se peut que j’aie déjà relaté dans une précédente histoire l’achat de notre maison ; comme il me faut trouver des sujets pour continuer ma série d’articles, je cherche des événements plus ou moins croquignolets qui ont pigmenté mon quotidien.

De là, une petite aventure qui aurait pu avoir des conséquences qu’aujourd’hui encore, je ne mesure pas. Le temps de cette période de recherche d’emploi, une obligation de pointer tous les vendredis. Pour ce faire, il me fallait me rendre à Pôle emploi, où je rencontrais une responsable avec laquelle je l’informais de mes démarches. Un bon climat s’était installé lors de ces entretiens, les réponses que je lui apportais devaient correspondre à ce qu’elle attendait. Je me gardais bien de lui dire que je profitais de la situation pour travailler avec papa et des ouvriers à restaurer notre maison achetée le vingt-neuf juillet 1979. La malchance a voulu que ma mise au chômage arrive le seize août de la même année.

Passons sur les conséquences de cette mésaventure qui auraient pu se produire, le destin en a voulu autrement. Les six mois de chômage m’ont permis de participer aux travaux de réfection de notre futur logement. De là, ma mystification : tous les vendredis, lors de ma visite hebdomadaire, je mentais éhontément à ma tutrice en lui contant des soi-disant recherches, en la rassurant de ma future embauche. Je ne la bluffais qu’à moitié : de ce temps qui devait être imparti à la recherche de boulot, je me donnais bonne conscience en ayant, grâce à l’agent immobilier avec lequel nous avions négocié l’achat de notre maison, mis au courant de ma situation, l’avisant qu’il ne me déplairait pas de tenter ma chance dans sa branche.

Suite à cette requête, il m’a conforté dans mon initiative en me présentant un de ses collègues avec lequel je me suis entendu. Nous avons conclu un accord tacite : comme conditions, je continuais mes travaux et mon entrée dans son agence se ferait à mon initiative. Une période de deux mois de formation dans ses locaux serait accomplie sans faire de démarches auprès de l’organisme me rémunérant.

Tout a marché comme sur des roulettes. À l’issue de ma période d’initiation, mon patron m’a déclaré comme agent commercial à une certaine date ; j’étais tout heureux de sortir de ma situation on ne peut plus bancale. Le vendredi suivant, j’ai téléphoné à mon accompagnatrice pour l’informer de ma nouvelle situation.

Bien m’en a pris : pour rentrer des maisons à vendre, je faisais la pige, ce qui consistait à relever des adresses de particuliers qui passaient des annonces dans des journaux hebdomadaires dédiés aux ventes immobilières.

Le hasard a voulu encore une fois me faire un clin d’œil : la semaine de ma régularisation, je me suis empressé de prévenir ma tutrice.

Le lendemain, j’ai pris un rendez-vous avec une vendeuse qui proposait à la vente sa maison. Mon but était de visiter celle-ci dans la mesure où elle me la confierait en perspective d’une future négociation.

Hé ! Oui, la personne, Madame SONTENAC, qui m’a ouvert sa porte, était la personne qui m’avait suivi comme tutrice à l’Agence pour l’emploi ! J’ai remercié le ciel, sans dire mot, pour lui avoir téléphoné à une date postérieure à mon embauche.

Je ne crois pas lui avoir raconté ces méandres, mais j’ai gardé un très bon contact avec ce couple qui m’a fait confiance afin que je réalise d’autres négociations immobilières.

3 Comments

  • quelle vie!!!
    si bien compter !!
    belle et douce année à vous et à tous ceux qui vous entourent !
    continuez à nous enchanter..
    un grand merci

  • Mollo JYM ! un peu de clémence, « on ne tire pas sur l’ambulance », d’autant plus que celle-ci parait bien embourbée dans l’ornière fangeuse !!
    Essayons plutôt d’en tirer leçon, car pour un professionnel aguerri, ce passage accidentel, obligé par « Pôle Emploi » n’a rien d’une sinécure et tous les moyens semblent alors bons pour s’en sortir le plus rapidement possible et non s’y complaire comme c’est le lot d’aucuns inaptes, fragiles , précaires, mais également d’affreux profiteurs éhontés, tentant par ce biais social de « faire feu de tout bois » !!
    Après y être allé de mon laïus dominical, alors maintenant « vogue la galère !! » FR

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